22 novembre 2011
Dis-moi que tu m'aimes. Dis le jusqu'à en crever. Et laisse-moi rire pendant des heures, rires à en étouffer de bonheur. Succomber de joie. J'ai peur de ne pas réussir à te détester assez. J'ai peur que mon coeur saigne à force de battre trop fort. Alors frappe-moi pour compenser la douleur par une autre. Frappe-moi des jours durant, repeinds les murs avec le rouge de mon sang. Fais briller mes yeux de mille diamants. Et regarde ce ne sont pas de véritables larmes.
Je partirai et personne ne me retiendra. Tu souriras, sachant que je reviendrai. Un jour, peut-être. La lune dans le ciel se cachera et dans l'obscurité je partirai. Et les petits mouchoirs blancs s'agiteront doucement.
Hélas, je crache mes boyaux en silence et mon regard lui hurle de me violer. D'effacer dans la souffrance ce trop plein de plaisir. De souiller mon corps trop lisse, trop doux, trop immaculé.
J'aimerais sentir ses dents mordre dans ma chaire et arracher ma peau, qu'il me voit nue comme personne. Qu'il goute mon sang, qu'il jouisse dans mes entrailles.
14 novembre 2011
Terrée dans l'obscurité j'attends, la peur au ventre. Les larmes ne font plus mal, j'ai les joues rongées de tristesse. Et Hiboux hurle, hurle, hurle, je peux l'entendre mais plus le voir. La folie m'aveugle, j'hallucine. Un flot de mouches m'urine sur le visage et leur pisse a un goût de parfum au muguet. Semblable à celui de la jeune fille. Semblable à l'odeur qui émanait de ses cheveux blonds. Je me souviens maintenant de cet étouffement qui me prenait la gorge quand elle s'approchait de mes lèvres, quand elle les entrouvait de ses doigts boudinés. Maman ne m'a jamais aidée, j'étais seule lorsque la jeune fille violait mon esprit. J'étais seule lorsqu'elle m'apprennait à jouir de la mauvaise façon. Personne ne pouvait me libérer. Personne ne peut.
Il me faut de la violence, le bonheur ne rime qu'en une succession de jouissances de plus en plus fortes, une succession de blessures de plus en plus profondes. Il me noyait dans son foutre, et je cherchais au fond de sa semence un orgasme permanent. Fils de pute. Je n'ai pas tellement changé. Gamine égocentrique avide de sensations fortes. J'ai besoin qu'il me défigure, qu'il m'arrache la peau, qu'il me bouffe vivante pour me sentir exister. J'ai besoin qu'il m'étouffe avec sa bite, qu'il me fasse vomir mes tripes de plaisir.
J'ai juste envie qu'il me serre dans ses bras et essuie les gouttes de sang sur mes bras.
16 octobre 2011
Ton coeur il hurle alors tu l'étouffes. Ils refusent tous de se taire. Vas-y chiale leur des montagnes de fleurs. Chiale leur ta haine en pleine face. Dis leur que tu vas les tuer. Chantage affectif. Personne ne t'aimera. Jamais. Y a plus rien qu'un vaste foutoir dans tes intestins. T'as la chiasse au niveau des veines, tu pisses du sang comme un éventré. C'est la merde au niveau mental, l'esprit se barre au Pole Sud et ton coeur tangue de plus en plus. Maux de vie. Chienne de vie. La grosse salope tu voudrais l'enculer mais la mort est jalouse. Vas te faire foutre bordel ! Tu ne sais juste pas aimer.
11 octobre 2011
C'est un connard.
Et je m'attache trop facilement. Aux mauvaises personnes.
10 octobre 2011
Trop fragile. Comme une poupée. Chaque mot me blesse, chacun des siens surtout. L'autre murmure que je lui manque mais ça ne suffit pas. Plus jamais. Et il y a l'envie, cette putain d'envie qu'on m'aime, qu'on me baise par amour. Je veux qu'il m'hurle que je ne suis pas une salope, qu'il le fait parce que je lui plais. Ca ne sert à rien. Mon coeur s'invente des films, se perd dans ses propres rêves.
Et encore je regrette d'avoir chialer dans les bras de tous ces inconnus. Et encore je regrette ces cicatrices invisibles qui m'obsèdent. Et encore j'en veux un qui ne m'aime pas.
Alors la douleur revient, les souvenirs m'assaillent. Et les larmes, ces gouttes d'acide qui giclent sur ma virginité perdue. Des petites aiguilles, perfides, je crois qu'il pleut des lames de rasoir. Contenir ses cris qui me déchirent de part en part. Pardonne-moi de vouloir arracher mon coeur, pardonne-moi de ne plus vouloir me battre.
Finalement j'aurais tellement dû mourir.
18 septembre 2011
Je ne t'aime plus, mon amour. La douleur est trop forte pour mon corps, je m'écroule en hurlant. Il y a du sang partout et personne n'arrive à me calmer. Ma mère tourne en rond, angoissée, on dirait qu'elle va se jeter par la fenêtre. J'ai tellement peur que je finis par pleurer en suppliant je-ne-sais-trop quel dieu invisible. La mort me gueule de faire demi-tour, que je suis trop moche pour la rejoindre. Un vieux tas de merde étalé sur le sol, agonisant des maux d'amour mal guéris.
Et finalement je survie, encore une fois. Mais la souffrance ne veut toujours pas se taire. Elle palpite dans mon sein, au creux de mes reins. Même dix kilos de savon n'ont pas suffit à enlever cette crasse sur mon corps. Les traces de sang ne partent pas au lavage.
04 septembre 2011
Comme un ange déchu que Satan cueillerait dans un nid de serpents,
Un princesse décorée d'or et d'argent, ses yeux en précieux diaments.
Je vais mal. Mais il n'y a absolument aucune raison. Il m'aime. Avec son coeur d'enfant, avec son sourire, avec ses infidélités. Et même lorsqu'il me fait souffrir ce n'est que par amour. Je suis fatiguée d'attendre un bonheur impossible, une liberté inaccessible. Surtout quand la jeune fille revient à l'attaque. Je ne réponds plus, je disparais.
Des marques aux creux des bras, des cicatrices le long des hanches. Un goût de sang dans la bouche. Les rideaux volent et la pluie me fouette le corps, ronge mes blessures. J'ai le coeur qui explose et la tête qui tourne. Danse folle. Les couteaux volent dans la cuisine, un combat contre ma propre démence. Ils rient tous, se moquent. Pourtant personne n'existe, je suis seule, désespérement seule. Un putain de foetus perdu dans une galaxie lointaine. Engourdie d'amour, je m'ésoufflle. Il y a un chat dans ma gorge et mes poumons se sont refermés.
Et personne n'accepte de m'aider, personne n'accepte de m'achever, de détruire cette saloperie qui me bouffe l'intérieur, cette folie qui me tue. Je suis simplement malade et la pire des choses serait de guérir.
18 août 2011
La pluie bat fort contre les parois de mon coeur. La jeune fille essaye vaguement de me faire sourire mais elle sait très bien que c'est peine perdue. Il y a un vide immense entre nous deux. Les mots claquent comme des fouets autour de nous deux. Virtuellement. Elle me dit qu'elle danse mais je ne veux pas la voir, je détourne les yeux. Et avant, elle me plaisait. Maintenant je me dégoute tellement qu'elle ne me fait plus aucun effet. Je me force à sourire, à jeter un petit je t'aime juste pour la voir rougir. Elle est jalouse, elle me l'a avoué. Pourtant elle continue à faire des kilomètres dans l'espoir de me séduire. A nouveau, même si ce ne fut jamais le cas. Je crois qu'elle hurle, elle hurle en moi de continuer à l'aimer. Mais je refuse encore en lui disant de plus en plus fort que je l'aime. Elle me murmure que je suis amoureuse d'un autre, de l'autre. Mes négations ne l'appaisent plus et ça me fait jouir d'observer ses yeux fatigués. L'autre m'aime, j'en suis sûre alors désormais ce n'est plus très drôle de me battre. Je veux juste aller le voir, dire à la fille de partir loin. Mais je veux aussi qu'elle reste, qu'elle lèche mes chevilles et me supplie, qu'elle reste ma chienne jusqu'en enfer. Impossible. J'aime la tuer à petit feu et je me dégoute encore plus. Je n'ose même plus me regarder en face. En plongeant mes yeux dans les siens je ne vois qu'un fossé tellement immense qu'on pourrait s'y tuer. On a toujours joué avec la mort. Joué avec nos sentiments. Et je me sentais forte, si forte, invinsible. Mais maintenant je veux me blottir dans les bras de l'autre et tout oublier. Juste aimer et me sentir aimer doucement en retour. Peut-être un jour même je voudrai être heureuse. Il se peut qu'un jour je le sois n'est ce pas ?
13 août 2011
Il ne sait pas à quel point ses mots me blessent. A quel point je voudrais qu'il me balance des je t'aime à la gueule. Encore et encore. Mais non, rien, toujours rien. Jamais personne ne réussira à m'aimer. Je gache tout. Et j'ai juste envie de dire stop, de disparaitre.
Maintenant je me liquéfie et la nuit refuse de tomber.
Pif, pof. Le soleil ne tape pas assez fort, ne brule pas, ne fait pas mal comme il faudrait.
Je l'aime, je l'aime, je l'aime. Plus, beaucoup trop. Alors j'attends qu'on m'achève, qu'on me bouffe les entrailles, qu'on me viole la chatte, qu'on rogne mes os, qu'on arrache mes yeux et ma langue. Qu'on me tue, enfin !
12 août 2011
Mot de passe pourri. Vieilles fleurs fanées dans un vase en boue. Cet homme n'est plus le mien.
Je me suis trompée. Sur toute la route. Les étoiles ne brillaient pas au dessus de ma tête, tout le monde pouvait les voir. Et regarde, désormais les larmes sont sèches sur mes joues. Je vais mieux, je vais mieux, je vais mieux, je mens, je vais mal, je vais mal. Je l'aime.
J'ai l'impression qu'un Dieu inexistant vomit sur ma peau à chaque fois qu'il jouit sur mon corps. Dégueulasse. Je me drogue à la bite, à la salope, à tout ce qui baise. Alors le suicide parait plus propre, plus doux. C'est un sourire qui éclaire les nuits trop sombres.
J'ai laissé crever son amour, j'ai violé sa tendresse, j'ai bouffé sa passion. Petit monstre de douleur. Tas de détresse ambulant. Qu'il me défonce, encore, encore, encore. C'était un chic type, un joli porte-tristesse. Je suis conne.
Le feu passe au rouge, la fumée m'étouffe, la musique m'énerve. Le temps passe trop lentement, les gens marchent au ralenti. Même son rire semble faux, tronqué, haché menu. Les pneus crissent dans la nuit. Je n'arrive plus à sourire, ni à pleurer, ni à vomir. Le vent harcèle mon bras, le froid me chatouille. J'ai peur. Je revois le corps sanglant qui flotte sur l'eau. Je revois le sexe du garçon. Je revois mon désespoir. Et je me vois maintenant, inchangée. Le regard vide, à l'image de mon âme. Je suis une putain avide d'amour. Je suis une putain, une sale pute, une grosse salope, une véritable merde. Mais elle me jette un coup d'oeil, elle rit encore, encore et encore. Elle m'asperge de son bonheur niais. Elle me le vomit à la gueule et j'en jouis. Pourquoi ne puis-je pas l'embrasser et lui souffler un je t'aime ? Lui mentir pour la millième fois, lui mentir pour la contrôler. Jouer avec elle jusqu'à tomber au fond du gouffre. L'entrainer avec moi. Refiler tout mon chagrin contre quelques caresses.
Je suis folle. Elle me manque mais aujourd'hui il me manque mille fois plus qu'elle. Une douleur en remplace une autre.
05 juin 2011
La momie a défait ses bandages. Elle est repartie au loin.
Le changement ça peut faire du bien, parfois. Et un jour tout rechangera encore. Quand j'irai bien je mettrai des coeurs partout ici, et des petites fleurs roses. Ce serait tellement beau, tellement flashy, tellement.. Qu'on en pleurera. Mes yeux souffrent déjà rien que d'imaginer ça alors tuez-moi avant. Merci, maintenant je dois aller dormir.
03 juin 2011
Parfois, au fond de la nuit, l'envie de revenir renait. Et c'est une crise de larmes cachée par une musique trop forte qui déclenche tout. Le jeu de la roulette russe. En pire, je veux plus de chances de mourir que de rester. Je veux que mon corps soit écrasé par leur vengeance que trop bien méritée.
Mais derrière les cicatrices il y a des souffrances fantomes. Des ombres qui glissent sur mon corps quand la lumière du soleil s'éteint. Quand les cris retentissent et que plus rien n'arrive à les faire taire. Hurler par dessus jusqu'à ce que la police vienne. Qu'on appelle l'hopital.
J'ai juste besoin d'aide. Juste besoin de son amour. Parce que mon imperfection est le reflet de mon envie d'en finir. Parce que ce vide ne sera jamais plus comblé.
Et vous, vous existez encore ?
10 avril 2011
J'ai peur que sous la couverture se cache quelque chose de bien plus terrifiant que mes peluches invisibles. Quelque chose qui hurle dans mes oreilles jusqu'à faire exploser mes fragiles tympans. L'angoissante vérité me pétrifie.
Mais un jour, peut-être, je trouverai la force d'affronter ces regards pervers qui me scrutent depuis une pénombre qui ne sera plus jamais amicale.
04 janvier 2011
T'as la taille normale. La taille qui compte. La taille varie. Faux. Tu sentiras rien. Rien du tout. Pas même de douleur. Pas même de plaisir. Et le regret. Le putain de vide.
J'aurais dû choisir le vide au lieu de l'étouffement. Prendre une photo de moi et leur montrer mes yeux. Grands ouverts vers le ciel. Vers nulle part. Vers où ?
Vers ton cul, salope. Si tu souris encore je te mords.
Ta bite elle me fait rire parce qu'elle n'existe pas. Tes mains elles me font mal.
A l'intérieur ça bout tellement que ça explose. Implose. Lactose ? J'ai les tripes dans la gorge. Et le reste en chaleur. Chienne !
Je crois que je l'aime. J'ai honte.
Coupure de courant. Le soleil s'éteint. Juste quelques secondes.
La mort avant le suicide.
Quoi ? Comprends-moi !
Le vide tout autour. Les guignols dans la pénombre. Un sourire qui jamais ne s'efface.
Je voudrais baiser sa chatte de salope. La bouffer. La faire saigner.
Encore. Et encore. Et encore.
Les gens sont stupides. Comme des gamins.
Et je voudrais danser, danser, danser. Tomber dans l'herbe, dans la neige, crever en rigolant.
Comme un vieux bébé perverti par la haine.
Pleure ! Des larmes bleues, rouges, merde.
J'enfle, je deviens ballon. Dans les cieux on me retrouvera. Et vous, vous voulez danser avec les anges ?
20 décembre 2010
Bouh ! Je suis un fantôme...
02 novembre 2010
Robe de soirée. Lumière tamisée. Et l'odeur de baise qui gâche tout.
Je voudrais effacer ces taches qui souillent mon lit. Les faire disparaitre à jamais. Mais j'ai beau gratter, gratter il n'y a que mes doigts qui saignent, mes ongles qui se retournent.
Et la musique. Un petit air de flute traversière. A en pleurer passionnément. Jusqu'à la folie.
La jeune fille me manque. Son visage, son odeur, son rire. Son putain de corps. Son corps de putain. Même si je ne l'aime plus. J'en suis sûre. J'en crache sur ma famille. Photo des ancêtres déjà crevés.
Robe de nuit. Chemise légère. Le froid, caresse sur la peau. Il y a tellement longtemps que j'attends.
Aujourd'hui je ne veux pas pleurer. Je veux vomir du bonheur sur le squelette dans le jardin. Petit cadavre de mon enfance.
Creuse ta tombe, j'arrive.
01 novembre 2010
J'aurais aimé dire que je suis heureuse. J'aurais aimé pouvoir mentir sans avoir une boule au fond du ventre. Rire de tout. Me moquer des visages sanglants qui me hantent.
Je pue la crème. Je vomis des ovules. La boule grossit toujours et m'empêche de jouir. De sourire.
Le chat a gagné. J'ai perdu contre les rats enragés. Oeil pour oeil. Dent pour dent. Fais-moi mourir. D'envie de toi.
J'ai encore oublié de dire pardon. Vingt huit heure, du matin.
20 septembre 2010
Suicide-moi. Poupée gonflabe trouée.
Intrusion sexuelle. Tu m'encules et je te suce. Même pas vrai.
J'avale. Ta folie.
Pardon pour l'attente. Ce fut vain d'espérer. Aller mieux. Aller mieux. Aller mieux. Foutre tout en l'air. Parce que je suis quelqu'un de méchant. De bête. De moche. Lesbihétéro. Accro à rien (et c'est trop, tellement trop).
J'urine sur la Tour Eiffel, elle craint.
29 août 2010
Je n'aime plus personne. Mon cœur ne bat pas, le médecin en a fait tomber son stéthoscope par terre. J'ai pleuré des océans de larmes, et des hommes en sont sortis. Ils ont hurlé qu'ils mourraient pour moi. Tissu de foutaises.
La jolie fille me sourit virtuellement en disant que tout ira bien. Mais j'ai envie de baffer l'écran, de l'embrasser de loin. J'ai un besoin quasi vital qu'on me serre fort, très fort.
Ma maman est malade, mes mains aussi. J'ai souillé le piano avec des gouttes de sang, et mon lit avec trop de sperme. J'ouvre la bouche et les cuisses, une vraie pute. La honte me dévore les entrailles.
Peut-on bouffer ses propres tripes à force de trop souffrir ?
Peut-on renier notre véritable nature pour devenir quelqu'un d'autre ?
J'ai tellement envie de te voir, que tu m'appelles même si tu n'as pas mon numéro. Dis-moi que tu veux être avec moi. Dis-moi des mots gentils, ceux qu'on dit lorsqu'on aime plus que tout.
Dis-moi que tu crèveras pour moi.
